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Le Ricochet d’Emmélès

dimanche 12 octobre 2008

Le renouveau actuel de la métrique grecque en France tend, à la lumière des travaux de A. DEVINE et L. STEPHENS, à dépasser le vieil antagonisme entre partisans d’un découpage métrique abstrait et tenants d’une scansion martelée ou d’un ictus fort. La danse est bien là, comme la musique et ses temps "forts" si mal nommés souvent, pour nous apprendre que l’on peut varier l’intensité et le style des appuis, sans pour autant devoir choisir entre évolution en apesanteur ou écrasement violent au sol. Tout "posé" du pied ou de la voix réclame un minimum d’intensité perçue, qui dépend du phrasé général indiqué certes a minima par le mètre, mais surtout par l’ensemble des facteurs stylistiques dont tiendra compte l’interprétation, c’est-à-dire le parti forcément personnel dont on choisit de jouer tel passage. Car il faut cesser d’opposer objectif et subjectif, scientifique et artistique, simple dérobade théorique loin de la périlleuse mais nécessaire mise à l’épreuve des faits.

Emmélès